L’impact de la COP21 sur l’habitat

12 janvier 2016

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Du 30 novembre au 12 décembre 2015 s’est déroulé l’un des plus importants évènements pour l’avenir de notre planète. Pendant 12 jours, ce sont 195 pays qui se sont réunis pour trouver des solutions durables d’un point de vue écologique. L’un des piliers essentiels de la COP21 est de limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici à 2100. L’autre pilier est l’accompagnement des pays émergents pour leur permettre de s’engager eux aussi dans ce défi à l’aide de contributions financières. Malgré des objectifs clairs, les mesures prises ou à prendre restent encore un floues pour beaucoup.

Où en sommes-nous en 2015 ?

L’activité humaine a agit comme un catalyseur sur les changements que nous connaissons aujourd’hui et que les générations futures connaîtront  demain. Transports, industries, agriculture, habitat, autant de secteurs d’activité qui ont leur part de responsabilité dans la situation dans laquelle nous nous trouvons.

 

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Au-delà de la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, et derrière d’autres notions un peu barbares, il s’agit surtout d’assurer la survie de l’espèce humaine. Parler d’une augmentation maximale de 2°C cela semble peu, mais les atteindre ou les dépasser impliquerait un dérèglement climatique sans précédent, ainsi que la disparition de milliers d’espèces végétales et animales.
Aujourd’hui, l’habitat représente près de la moitié de la consommation d’énergie et environ un quart des émissions de gazes à effet de serre. Il est un des secteur d’activités qui se doit de revoir ses engagements en terme de responsabilité écologique afin de s’inscrire durablement dans une transition énergétique efficace et durable.
La transition énergétique consiste à préparer le passage d’un système énergétique basé sur les énergies fossiles, à un système utilisant les ressources renouvelables. Au-delà d’une simple mesure politique environnementale, il s’agit bel et bien d’un engagement social et économique de la part de tous.
En août 2015, une loi de transition énergétique pour la croissance verte est publiée. Ce sont 33 articles destinés rien qu’à l’habitat. Les solutions sont déjà nombreuses, notamment en terme de rénovation.

Vers un habitat responsable et durable

L’enjeu principal réside dans la performance énergétique des bâtiments. Au-delà de sa consommation propre, c’est tout un cycle complet qu’il faut prendre en compte. L’énergie dépensée pour la réalisation des travaux, la consommation du bâtiment elle-même, la perte d’énergie qu’il engendre, mais aussi le comportement du citoyen au sein de l’habitat.
La loi Grenelle 2 prévoit que tous les bâtiments rénovés ou construits soient tous à énergie positive à partir de  2020.
En quoi ça consiste ? Un BEPOS (Bâtiment à Énergie POSitive) verra son isolation renforcée. Il est évident que certains logements sont de véritables passoires énergétiques et représentent près de 14% des émissions de gazs à effet de serre. Il devra également utiliser des énergies renouvelables comme par exemple l’énergie solaire, la géothermie, la bioénergie (bois de chauffe), le photovoltaïque… Le BEPOS devra également récupérer la chaleur du bâtiment pour la réinjecter à l’intérieur et ainsi créer un cycle d’énergie avec le moins de perte possible, voire nulle.
Une autre voie de développement de cet habitat intelligent est également à exploiter : il s’agit de l’habitat connecté. Une « smarthome » en quelque sorte, capable d’être pilotée à distance et ainsi gérer la consommation d’énergie même lorsque vous n’êtes pas présent.

3 investissements majeurs pour y arriver

Pour réussir cette transition énergétique et faire de l’habitat un secteur d’activité avec une faible empreinte écologique, on peut distinguer 3 types d’investissements au sens large du terme. 3 domaines qu’il faut privilégier dans la conception et la réalisation de l’habitat.
Comme nous l’avons dit plus haut, l’isolation est sans aucun doute au cœur de toute réflexion autour d’un habitat à énergie positive. De nombreux matériaux naturels sont désormais disponibles sans que le coût de la réalisation en pâtisse.
Le deuxième élément qui va jouer sur l’impact énergétique d’un bâtiment est le choix des équipements qu’il va comporter. Moins ils seront gourmands en énergie, plus l’économie sera grande. Cela semble évident, pourtant il est tentant de se tourner vers des équipements moins cher à l’achat mais qui se révèleront être de gros consommateurs d’énergie sur le long terme.
Le troisième investissement est sans doute celui qui valorisera le plus les mesures prises en amont : il s’agit de l’efficacité énergétique active. À la différence d’un logement basse consommation (BBC), il ne va pas seulement se contenter de réduire sa consommation d’énergie. Il va la produire lui-même grâce à des dispositifs de récupération et de production d’énergie, en faisant un bâtiment autonome énergétiquement.

Le 12 décembre 2015, un accord historique a été signé pour engager ce challenge ambitieux. Vous pouvez retrouver tous les détails sur le site de la COP21.

 

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Toutes ces mesures, ces lois, ces moyens mis en place, ne sont rien sans la clé de voûte qui fera que ces efforts seront un succès ou un échec amer : l’homme. Seul l’être humain peut décider d’être acteur de son environnement et de mettre en place tous les moyens possibles pour y arriver.

Cela passera notamment par un investissement des politiques environnementales et une incitation économique capable de faciliter l’engagement des citoyens. Cela réside également dans une meilleure information sur le domaine de l’habitat et surtout la valorisation des moyens mis en place qui sauront redonner l’envie de construire des foyers durables qui accueilleront les générations futures.

 

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